Asie, ma chérie
Je me suis accordé une petite pause dans cette partie du monde que je chéris tant, en effet cela fait quelques années que je bourlingue un quelque peu, et les pays d’Asie du Sud Est m'ont en quelque sorte touché dans le cœur. Une petite partie de moi tend toujours à y retourner, pour, comme on le fait si bien la-bas ; en prendre plein la vue, se dorer et prélasser au soleil, découvrir de nouveaux horizons, mais surtout avoir la peau du ventre bien tendu.
J'ai donc pris la direction du Vietnam, et plus précisément de sa capitale Hanoï. J'ai pris l'avion de Darwin, déposé par les deux loustiques Franck et Zizou que j'abandonnais à leur sort et à leur envie d'en découdre, à 1h30 du matin. Après une escale un peu longue de 4h3O à Singapour et deux vols de 3 et 4h, me voici enfin arrivé à midi heure locale à l’aéroport de Hanoi. L’aéroport qui fut le point de rendez vous, d'une personne chère à mon cœur, avec qui je vais passé les 20 prochains jours, afin de poursuivre une histoire laissé quelque peu en stand-by, et qui nous permettra de recharger pour quelques mois les batteries du bonheur.
Liliane est arrivée un peu plus tôt vers 9h30, elle m'attendait à la sortie de la douane. Nous nous sommes directement embarqués dans un bus qui nous permettait de rejoindre directement le centre ville, ou était notre hôtel que nous avions préalablement réservé. L’aéroport est à une heure du centre ville, et pour le rejoindre, le décor qui borde la route est comment dirais je, très asiatique. On aperçoit quelques rizières et quelques jardins, des petites gargotes de bric et de broc, avec de grosses enseignes et publicités style année 80 90, ou s'entassent petites tables et chaises en plastiques de couleur vive de préférence. On peut voir aussi quelques cocotiers et bananiers en bord de fossé. Le petit nuage de pollution et de brume qui englobe Hanoi commence à faire son apparition. Puis les bâtiments, les immeubles et buildings certains en construction envahissent vite notre champs de vision, le bruits, le chant des voitures, des camions et des milliers de scooters donnent vie à cette immense fourmilière qu'est Hanoi et ses 8 millions d'habitants.
Une petite histoire anecdotique nous est arrivé dans le bus 86: au Vietnam vraisemblablement, et comme pour les autres pays du continent, quand on prend un bus il y a en général un chauffeur, et une personne en plus, chargé de ranger les sacs, et de vendre les tickets à l’intérieur.
Cette même personne annonce également les arrêts, et au moment de descendre expressément du bus, car oui ils sont très pressés, il faut limite sauté du véhicule en marche.Il nous donne vite notre backpack (sac à dos) tous entassés au milieu du couloir en nous lâchant un petit go! go!, puis en ni une ni deux on se retrouve sur le trottoir avec nos affaires que le bus à déjà redémarré... Vous la sentez venir...
N'ayant pas trop le temps de réflexion et quelque peu la tête dans le pâté, dû au voyage et au jetlag, Dilou c'est retrouvée malheureusement avec le sac de quelqu'un d'autre. En effet beaucoup de gens on les mêmes sacs Queshua et si il n'y pas de marques distinctives, il peut arriver de les confondre quelque peu. Nous on ne s'en était pas aperçu jusqu’à que quelqu'un arrive en courant et criant vers nous "it's my bag, it's my bag", petit check en vitesse, et tadam, effectivement c'était le sien, en tout cas, pas le notre c'est sur.
Nous entamons alors une petite marche rapide jusqu'au prochain arrêt, où le mec du bus était descendu et s'excusait vraiment de s’être tromper, mais on va pas le blâmer se n'est pas trop de sa faute non plus. Nous prîmes le prochain, pour arriver au terminal où normalement le sac nous attendait ; point de sac, on parle au gens de la compagnie qui apparemment ne sont pas au courant d'un soit disant sac oublié.
Apres quelques discussions et coups de téléphone, on nous invite à revenir dans 3 à 4h pour récupérer le sac, ceux que nous fîmes, et plus de peur que de mal il était là attendant son porteur.
Nous logions dans le centre historique d'Hanoï, plus précisément dans le vieux quartier des 36 corporations, appelé ainsi car à l’époque chaque rues correspondaient à la vente de produits artisanaux des villages environnants.
Aujourd'hui encore on peut voir certaines rues qui vendent toutes la même chose, rue des instruments de musiques, rue des casseroles, rue des ferrailleurs, etc.... Hanoï est une bonne ville pour prendre un peu le poux du Vietnam, dans le vieux centre historique, on peut faire le tour à pied, les bâtiments ne sont pas trop impressionnants, et elle nous plonge directement dans le tumulte des voitures et des scooters.
Ici il y a comme dans toutes les villes de nombreux feux tricolores mais que personne ne respecte, cela devient vite une mission des qu'il s'agit de traverser la route. Le seul moyen c'est de se lancer, avancer un mètre, stopper laisser passer le scoot, avancer, stopper laisser passer devant et derrière, reculer, avancer trois pas, stopper, marcher vite, stopper, courir, et enfin on arrive sur le trottoir d'en face. C'est un coup de main à prendre mais au bout du compte tout le monde traverse comme ça, les gens sont très attentifs, et personne ne se fait renverser en tous cas on à pas vu d'accident.
La chaleur de la ville est étouffante, comme toutes ces villes d’Asie où il y fait très chaud et humide. Cela nous laisse une impression d’être dans un hammam géant, où l'on transpire énormément et où ce mêlent les senteurs de gaz d'échappement, d’épices, de nourriture des petits boui-boui environnants, mais également des gros conteneurs à poubelle au bord des routes.
Un surplus d'odeurs dans les narines qui font le charme et l’âme du pays, on finit, en quelque sorte, par apprécier croyez moi. Nous avons ensuite fait le tour de la ville, en visitant les vieux quartiers, un ancien temple construit sur un îlot sur un lac, le marché couvert, et un musée retraçant l'histoire du Vietnam. Quelques endroits classiques à ne pas manquer quand on veut s’imprégner de la ville.
Nous prîmes ensuite la route en bus, pour nous rendre au nord du pays dans la ville de Sapa où nous restâmes trois jours. Pas mécontent d'arriver après 6h de bus et d'avoir quitté le bouillon de la capitale. Sapa est une petite ville du nord de 48 000 habitants, très dynamique et en plein boom de croissance, il y avait des travaux partout.
Ayant besoin d'un peu plus de calme nous avons directement loué une motorbike pour nous rendre dans le petit village de Tran Van à environ 15 kilomètres au fond de la vallée de Sapa proche de la rivière. Petit endroit d'une centaine de personnes, où ce côtoient les maison des locaux, quelques restaurants et homestays au milieu de rizières. Magnifique décor mais un peu brumeux, nous n'avions pas vraiment de vue, mais cela donnait un petit coté féerique aux collines.
Les ballades en scooter étaient très appréciables, il ne faisait pas trop chaud, les routes sont en revanche très chaotiques, de nombreux nids de poules, pierres, ou encore gros tas de terre sont disséminés ici et là. Il m'a fallut donc, tout de suite adapter ma conduite, où il s'agit de slalomer entre ces obstacles, éviter les véhicules en face qui font la même chose et surtout faire attention à ceux qui doublent, tout en gardant une vitesse rapide et régulière.
Je me suis vite pris au jeu du chat et de la souris, à je te passe devant, je te redouble, je passe avant toi... si bien qu'un vietnamien m'a talonné pratiquement toute la montagne sans arriver à me dépasser et quand ce fut chose faite, il nous a salué d'un petit pouce en l'air, pour me féliciter de cette conduite, somme toute très locale.
Nous avons pu nous rendre au pied de deux cascades différentes, et pu nous promener sur les routes de montagnes au milieu des rizières et des forets luxuriantes. Une vielle ethnie vietnamienne subsiste encore dans les montagnes, ou les femmes, en habit traditionnel, vendent un peu les bricoles qu'elles confectionnent, mais surtout teintent le tissus à l'indigo depuis des générations. C'est une vielle technique ancestrale qui consiste à récupérer les feuilles de la plantes d'indigo pour les faire infuser dans l'eau pour ensuite y plonger leurs tissus, plus on le laisse longtemps plus il se teint jusqu’à devenir pratiquement noir.
Elle confectionnent ensuite des vêtements, et des écharpes pour elles, ou qu'elles vendent aux gens et surtout aux touristes. L'une d'elle nous à montré les grosses jars ou elles préparaient leur mixture, et a donné quelques feuilles à Dilou pour qu'elle puisse en ramener en France. Nous nous sommes également promenés au milieu des rizières et des forets, avec une femme de ces villages comme guide, heureusement car nous aurions sans doute pas trouvé le chemin tout seul, en effet il fallait marcher vraiment en lisières de rizières ou le sentier était à peine visible. En nous montrant ces choses, et en nous guidant à travers champs, elles ont quand même une petites idée derrière la tête qui est de nous vendre leurs produits... mais bon c'est le jeu.
Nous quittâmes Sapa en bus de nuit pour nous rendre sur l'île de Cat Ba en bus couchette, Apres un trajet mouvementé de 10 heures et ayant peu dormis nous arrivons sur l'île et plus précisément dans le centre ville de Cat Ba. C'est une île très touristique car proche de la baie d'Halong au sud est de Hanoi. Le centre est constitué de beaucoup d’hôtels, de restaurants, et de bars tous plus stylés les uns que les autres. Nous sommes restés trois nuits dans ce petit coin de paradis, comme à notre habitude nous avons loué un scoot pour nous permettre d'en voir un peu plus en un minimum de temps.
Nous avons pu visiter une grande grotte et le parc naturel de l’île (un des premiers du pays), grande randonnée à travers la forets sous une chaleur lourde et une légère pluie relativement chaude, pour arriver au sommet de l’île où un magnifique point de vue nous attendait. Point de vue un peu brouillé par la brume, mais quand même magnifique, cela valait le coup de transpirer un peu. Nous sommes allés, nous balader en bord de côte, en espérant apercevoir de jolies plages et quelques criques. Nous étions sans doute trop idéaliste, nous avons eu vite fait de nous apercevoir que notre imaginaire allait vite laissé place aux grues et à la construction de deux énormes hôtels pour super riches. Les prometteurs sont en train de défigurer les plages, nous laissant un arrière goût amer devant la beauté du lieu.
Nous avions choisis de nous rendre à Cat BA car elle était situé tous près d'un des lieu les plus emblématique du Vietnam la baie d'Halong. Nous sommes donc partis le temps d'une journée en croisière, un temps relativement beau s'offrait à nous, typique de la région nuageux et brumeux mais pas de pluie. Un programme assez chargé était prévu, balade en canoë le matin, navigation entre les différents villages flottants et les rochers sortant de l'eau tel d’énormes icebergs, puis un arrêt sur "Monkeys Island". Où nous sommes resté deux heures, en ayant le temps de grimper au sommet en escaladant un peu et d'apercevoir quelques singes voleurs de bières.
Nous avons quitté Cat Ba, pour visiter la baie d'Halong terrestre près de la ville de Tam Coc. Ici nous avons trouvé une des meilleurs guest house de notre voyage, la Tam Coc family homestay, une magnifique petite maisonnette toute neuve était à notre disposition, et les propriétaire des lieux étaient extrêmement sympathique et chaleureux, ils nous ont aidés à programmer notre trip car nous ne restons qu'une journée dans cette région.
Cette endroit porte bien son nom, car les paysages ressemblent sensiblement à ceux que l'on avait vu en mer à l’exception que ces énormes roches sont implantés dans le lit de la rivière. Nous avons fait une ballade de trois heures dans une barque de quatre personnes, ou notre capitaine était une femme du village. Tout le trajet c'est fait à la rame, ou chacun pouvait ramer un peu si il le souhaitait, pour la soulager un peu de ce travail pénible en plein soleil. Naviguer au fil de l'eau à travers un paysage libre de toute vie humaine, dépaysement obligatoire à travers les pains de sucre et les neuf grottes que nous avons traversé (le film King Kong a été tourné dans ces paysages).
Nous nous sommes rendus dans la nouvelle pagode Bai Dinh, immense temple finis de construire en 2010, mais la chaleur était trop extrême, nous avons préféré rebrousser chemin pour se poser et se rafraîchir autour d'un jus de fruits bien frais.
Dernière arrêt du voyage, le centre du pays en bord de mer, la ville de Hoi An, nous nous y sommes rendus encore une fois en bus couchette, cette fois la durée du voyage était de 15 heures, mais nous avons pu chopper les meilleurs places du bus et donc dormir pratiquement tous le voyage. Nous avons pu trouvé un logement parfait pour chiller les derniers jours du trip. Proche de la plage pour se baigner, et assez loin du centre ville pour le calme et la sérénité. Au programme de ces derniers jours, détente, restaurants, échoppes d'artisans, et un magnifique musée sur les différentes ethnies vietnamiennes du photographe français Rehan.
Nous passâmes une nuit dans la troisième ville du pays Da Nang, très dynamique, j'ai pu encore démontrer mes talents de conduite vietnamienne à travers un flots de voitures et de scooter impressionnant.
Puis arrive le moment tant redouté du retour et de la fin du voyage. Nous prîmes un avion de Da Nang pour Hanoi qui était bien moins chère que le train, pour passer une dernière nuit à la capitale.
Le temps des au revoir à l’aéroport, le moment pour Dilou de repartir en France, et pour moi de retourner en Australie pour quelques mois.
Une expérience enrichissante qu’était la découverte de ce pays et de sa culture, de temps en temps un petit air de déjà vu, mais comme il disent ici "same same but different".
Amis lecteur je t'embrasse.
Milé
Hanoï
Sapa
Cat Ba
Baie d'Halong
Monkeys Island
Tam Coc
Hoi An
Da Nang






























































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