Le dernier volet de la saga

Beaucoup de sentiments et d'idées m'ont traversés l'esprit depuis mon retour en Australie après mon périple Vietnamien.

Ce que le pays était dans mon imaginaire, et finalement ce qu'il est réellement, enfin de la manière dont je le perçois et le vie au quotidien. M'a amené plusieurs fois par semaine à changer d'avis, à changer de délire, à vouloir faire certaines choses et le lendemain ne plus vouloir les faire du tout. C'est ce qui s'appelle plus clairement "ne pas trop savoir se qu'on tourne". Mes plans ont beaucoup changé, tous ces derniers mois, même si au commencement, franchement, je n'en avais aucun.

J'ai donc retrouvé mon poto Francki et ses belles bretelles, le jeudi 25 avril, vers minuit zéro zéro à l'aéroport de Darwin, tout au nord du pays, où je l'avais quitté un mois auparavant. Il avait trouvé un petit taf de woofing dans un camping durant mon absence et il lui restait deux jours à faire. Je suis donc partis avec lui, pour, pendant qu'il travaillait pour nourrir la mama, je puisse prendre le temps de réfléchir sur la suite des événements. 
Bon, nous sommes d'accord sur une chose, avec ce bon vieux Franck, il faudrait qu'on trouve du boulot, et rapidement si possible, compte en banque oblige.

Nous fîmes un tour de Darwin et de ses environs, pour essuyer de nombreux refus, pour cause que ce n'était évidement pas la saison. Okay donc c'est mort ici, il faut partir, où allons nous ? A l'ouest ? non trop loin, okay ben partons à l'est alors... c'est partis. 
Une décision radical, pour un parcours de 2500  kilomètres qui nous permit de faire marche arrière pour retourner sur nos pas... le désert nous manquait sans doute un peu. Nous avons quand même pris le temps d'aller observer les crocodiles marins dans les rivières du Northern Territory. 
Nous fîmes également un arrêt dans la ville de Katherine à 320 kilomètres de Darwin pour demander, dans la dizaine de campings de la ville, du travail, et vous connaissez la suite "not the season".

Il nous fallu cinq jours et quatre nuits pour rejoindre la ville de Townsville et ses 180 000 habitants. Voyage somme toute rapide, mais cette fulgurante envie de travailler et les mouches du désert (quelque peu oublier) nous ont poussées à rouler environ 700 kilomètres par jour. On se levait, on prenais la route jusqu'à la nuit tombé vers 17h30 18h, seul quelques arrêts café et pleins d'essence nous permettaient de nous dégourdir les jambes. 
A peine deux heures après être arrivé sur place, nous épluchions déjà les petites annonces, pour noter les quelques numéro de fermes que nous trouvions. Pour tout vous dire on ne s'était pas trop renseigné sur les saisons de ce côté ci du pays non plus. Donc encore une fois, les quelques coups de fil passés, nous ont permis d'entendre cette phrase tant redoutée qui résonne encore dans mes oreilles, tel une enclume, sur mes espérance de retravailler un jour "not the season, sorry...". Après c'est un peu de notre faute aussi, on bouge dans des endroits sans vraiment savoir si il y a une demande de travailleurs, tant pis pour nous.

Comme je disais plus haut, les plans changent, c'est une bonne chose, il ne faut pas rester trop dans une routine non plus ce serait dommage. 
On sait qu'il va y avoir du boulot sur la côte Est, mais pas maintenant, dans un mois ou deux. Que fait on donc maintenant si nous ne pouvons pas nous adonner au plaisir d'être de bon backpackers exploités par un patrons.

Ce fût une grosse décision, de se dire qu'il était sans doute temps pour nous de quitter l'Australie, qui commençait à nous coûter la peau des fesses, pour peut être partir dans les pays voisins en Asie du Sud-Est par exemple, qui nous permettrait avec le même pécule d'avoir une vie un peu plus aisée. Nous étions donc d'accord, en se laissant quand même le temps de visiter la côte Est jusqu'à Sydney, environ 2000 kilomètres. 
Nous décidâmes également de mettre notre van en vente, un peu en avance, pour essayer d'en récupérer le maximum, et de nous permettre de descendre la côte sans se presser pendant environ trois semaines; nous sommes aux alentours du 3 Mai.

Le premier stop de ce petit périple fut la ville de Gin Gin, pas grand chose à faire aux alentours hormis de retrouver, les petits potes qui travaillent là-bas Vio et Alex. Nous sommes restés une journée et une nuit sur leur campement pour boire un petit coup et discuter du chemin parcouru; on les avait quitté deux mois auparavant, et étions bien content de se retrouver.

Le prochain arrêt fut la ville de Noosa, et de ses everglades réputées, il en existe deux dans le monde, ici en Australie et une en Floride au USA. c'est un parc naturel protégé ou la forêt a les pieds dans l'eau au grès des marrés (mangrove). Nous fîmes un petit tour de canoë pour essayer d'en voir un peu plus. Canoë un peu plus dure à manier quand il s'agissait de remonter le courant en marée descendante.

Nous descendîmes ensuite la côte en nous rendant dans les nombreux parcs naturel qui la composent. Tantôt en  bord de mer, tantôt dans les terres, nous vîmes des paysages magnifiques et de nombreuses cascades. 
Beaucoup de randonnées à travers les plages et les forêts tropicales, une Australie un peu moins sauvage, avec des chemins de rando très accessible, parfois même bétonnées (pas très nature tous ça). Avec environ une dizaine de parcs au compteur, nous avons pu voir un peu plus les paysages qui composent la côte entre Brisbane et Sydney.

Nous dormions le plus souvent dans les free camps qui étaient parfois pratiquement inaccessible pour notre van. 
Qui pour la petite anecdote, un des freecamp dans le parc naturel de Wallingat était très compliquer à rejoindre. Nous nous sommes engagés dans une aventure un peu rocambolesque qui au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans la forêt, la piste était de plus en plus en mauvaise état, recouverte de branches, de racines, qui elles même recouvraient les trous et les pierres. 
En bonus la nuit tombait également, nous avons finis la route dans le noir complet juste à la petite lueur de nos phares, en bref on ne voyait pas grand chose. Il nous fallu pas moins d'une heure pour parcourir les 20 kilomètres qui nous séparaient du camp, et juste avant d'arriver, à 3 Kilomètres du but, un pont en bois était partiellement détruit. 
Le chemin étant trop étroit pour faire demi-tour ou marche arrière nous dûmes récupérer des morceaux de planche sous le pont pour les replacer sous les roues afin de franchir l'obstacle; de la rigolade pour les grands aventuriers que nous sommes. L'escapade valait le coup, car nous nous retrouvâmes au bord d'une jolie rivière, sans âmes qui vivent, avec pour bonheur ultime le démarrage d'un bon feu de camp pour ce tenir chaud.

Durant cette longue descente de la côte Est, nous fîmes un arrêt un peu particulier dans la ville de Nimbim. 
Petite ville de moins de 2000 âmes où quelques communautés hippies y ont vu le jour, ils y produisent bio et local, et militent également pour la mj. Elle s'est donc forgé en quelque sorte une image d'Amsterdam d'Australie, qui dans un état comme le New South Wales, où la loi est très claire sur le sujet, on a un peu l'impression qu'elle n'est trop pas appliqué ici. 
Les échoppes et commerçants de la ville affichent très clairement leur point de vue sur le sujet, comme le café où nous nous sommes rendu qui s’appelle "Hemp Ambassy". Nous restâmes deux jours et une nuit dans cette ville d'un autre pays, juste le temps pour nous d'en faire un peu le tour 😊.

Durant ces trois semaines de vacances, le van était en vente sur le boncoin australien, nous avons eu uniquement deux messages de personnes intéressés. On commençais un peu à flipper en se disant qu'on allait devoir brader le véhicule.
Ce n'est effectivement pas trop la période (hiver) pour vendre le van car très peu de gens en recherchent. Comme nous anticipons quand même un peu les choses nous envoyâmes quelques mails pour des emplois, au nouvelles annonces qui apparaissaient chaque jour. 
Pas de réponse non plus cela devient un peu compliqué, que faire? Prenons le temps de réfléchir, arrêtons nous dans un camping le temps de faire le point, de se poser et de prendre une bonne douche.

Nous nous sommes arrêtés au hasard de la route dans la ville de Morisset, à 150 kilomètres de Sydney. Et comme on le dit assez souvent le hasard fait bien les choses, si bien que nous reçûmes un mail d'une ferme ou l'on avait postulé, une ferme de fleur, qui voulait nous embauché. Trop bien allons voir ce que sa donne, de toute façon on arrive pas a vendre le van, autant faire rentré l'argent. Nous nous sommes donc rendu dans la ferme en question, le lendemain lundi 20 Mai, qui se trouvait (hasard encore une fois) à 10 kilomètres du camping où on c’était arrêté, parfait.

Je vous écris donc cette article de là-bas, ou nous y travaillons depuis maintenant deux semaines. Le gros du boulot est l’installation de piquets et de grillages sous les serres, pour maintenir les fleurs, maintenance des serres, et installation de bâche pour le "steamer", une machine qui va chauffer la terre avec de la vapeur à 180°C pendant 4 heures pour "stériliser" la terre, très écolo vous l'aurez deviné.

Pour la suite du programme, je compte travailler ici jusqu'au 22 juin, puis nous irons passer le weekend à Sydney, pour la découverte de la ville. Je m'envole ensuite en direction de la Terre du Milieu, rejoindre deux vilains orques crasseux qui m'attendent pour de nouvelles aventures.

On se voit très bientôt en France, amis lecteur, la bise.

Milé


Darwin





Désert




Noosa




Kondalilla National Park











Nimbin





Bundjalung National Park






Waterfall Way














Arakoon National Park




Bulga state forest








Wingham Brush Nature Reserve




Port Macquarie





Manning Point Harrington




Myall Lakes National Park






Tomaree National Park







Wyee









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